Ceci n’est pas un pronostic pour le match Toulouse – London Irish, d’autres paramètres rentreront en jeu, tels que le Stade ( Twickenham), le temps, la compo de l’équipe…
Des Toulousains qui pratiquent un niveau de jeu qui lui permet de rester dans les premiers, malgré le Tournoi des VI Nations, puis la poule corsée de H CUP ( Leicester, Leinster, Edimburgh, puis Cardiff). Pour beaucoup, les Champions d’Europe 2008 sont les Stadistes, mais après la défaite contre l’ASM hier, on peut se demander si les Toulousains seront d’attaque contre les Londons Irish…
Ne dénigrons pas Toulouse, leur jeu impose le respect partout ou il passe. Comme par Exemple contre Cardiff, qui comptaient pourtant 2 ou 3 joueurs du Grand chelem, ou les qualités Toulousaines ont encore éclaté au grand jour. Mais, il y a toujours un mais, s’appelant ici les London Irish, avec un jeu a l’anglo saxonne détesté en terres latines, qui se sont offert le billet pour les demi finales sans frayeurs.
Le jeu rouge et noir, c’est une marque de fabrique. Toulouse séduit.
Surtout par une charnière Kelleher – Elissalde, qui avouons le, a grandement facilité les choses en orientant le jeu et le tempo de la rencontre.
Par le paquet d’avant, consistant: Perugini, le pilier droit Italien, fort dans le combat, “Pato” Albacete, le deuxième ligne Argentin, redoutable a coté d’un Fabien Pelous revenu a son meilleur niveau. Le Troisième ligne centre, Shawn Sowerby, le maitre du pack, qui maitrise tout le jeu qu’un 8 Rouge et Noir se doit de connaitre. Toute cette bande, parfaitement orchestrée par le demi de mêlée, soit Elissalde, soit l’ancien All Black Byron Kelleher. Une structure du 5 pas toujours parfaite, mais qui se pose plus dans le très bon que dans le mauvais, ne laisse peu de place a des bras adverses fouineurs qui veulent pourrir la balle. En gros, ils fournissent un jeu, très bien rodé, pour offrir des ballons rapides aux 3/4. Qui n’est pas besoin de présenter. Qui ne connait pas Yannick Jauzion, Vincent Clerc, Cédric Heymans, Maleli Kunavore, ou le nouveau phénomène a l’aile Maxime Médard?
L’enchainement des Phases de Jeu ne se fait pas sans un soutien rapide quant le jeu debout s’enraye. Dans ces cas la, 3 joueurs essentiels au jeu Toulousain sortent du lot: Thierry Dusautoir, Yannick Nyanga, Jean Bouilhou. Mais des déchets viennent polluer le jeu: Des expositions aux contre, du a des approximations techniques, qui sont elles même dues a une volonté de faire vivre le ballon. L’organisation de l’équipe sur des phases offensives ne rendent pas pourtant ces actions bien préjudiciables. Un ou deux troisième ligne, placé avec un ailier coté fermé, ( qui n’intervient pas dans le jeu en première main, sauf si le 10 le sollicite expressément) en retrait de la ligne d’attaque, permet ainsi de contrôler les chutes de ballon et les contre adverses. Plus un rideau défensif redoutable, avec la deuxième meilleure défense du championnat ( derrière Biarritz) Si l’on ajoute à cela un rideau défensif redoutable (deuxième meilleure défense du championnat), qu’est ce qui pourrait bien arrivé aux Toulousains?
La presse va nous faire une tartine de ça: Les Irish ne sont pas la par hasard, Qu’ils sont la peste personnifiée mais sans expliquer pourquoi. Le match des deuxièmes du championnat Français face aux 9iemes du championnat Britannique peut s’avérer déséquilibré, a première vue. Les Londons Irish produisent un jeu, vraiment rigoureux, dans la pure tradition Anglo Saxonne. Face a eux, un volume de jeu très typique des Toulousains fait… Craindre le pire?
Des Irish époustouflants en H CUP, surtout face a Perpignan, après une large analyse de leur jeu, au bout de la 3ieme rencontre de la saison. Un contre de la touche USAPiste splendide, avec leur deuxième ligne, impérial, Casey. Un contre du pack adverse parfait, mobilisant joueurs et empêchant la spécialité Catalane, les groupés pénétrants. Sa veut dire une organisation rigoureuse, et une faculté d’adaptation que les Toulousains vont peut être trouver fortement gênante…
Il est possible de se dire que Toulouse pourra toujours se rabattre sur sa qualité de contreur, profitant ainsi des ballons perdus par l’adversaire. Mais en Face, les Irish peuvent se cantonner a un jeu sécuritaire, limitant ainsi les déchets. Au niveau du jeu? Faut pas s’attendre a un volume de jeu énorme, plus un jeu dans le dos des Toulousains, avec Hewatt, exceptionnel dans le jeu au pied. Les Artilleurs Hewatt et Geraghty vont envoyer le ballon dans le camp adverse, poussant les Toulousains a la Faute sur des relances insensées. ( Heymans devrait faire gaffe la… ) Avec une défense inversée. Une course aux extérieurs qui devra donc être réfléchie, et une profondeur de mise, au risque de se faire bloquer ou intercepter très vite. Dans ce cas la, 10 et 12 Rouge et Noirs devraient taper dans le dos de l’ailier montant en flèche. Pourtant, encore un risque subsiste: celui de rendre les ballons a l’arrière des Irish, si redoutable au pied, et de reculer…
Au niveau du Pack, il ne ressort aucune individualité, mais s’avère pourtant besogneux, perturbant les sorties de balles, avec un demi de mêlée omniprésent sur les mêlées ouvertes. Le pack très homogène, qui fixe ainsi la troisième ligne adverse, est très difficile a bouger. Quant on voit la sécurité et le liant de Dusautoir, Nyanga et compagnie aux offensives Rouge et noire, sa serait vraiment dommage qu’ils ne soient pas absorbés par la lutte. Un jeu des Irish qui possède toutes les caractéristiques anglo – saxonnes, capable de perturber les Toulousains.
Un jeu au pied long et précis, obligeant ainsi l’adversaire a partir de loin. L’exposant ainsi aux fautes de main. Une conquête sure et régulière, un pack qui mobilise tout les avants de l’équipe adverse, et une défense inversée… Véritable poison des Centres et Ailiers. Une opposition de style très intéressante, qui va faire de ce match la guerre des cultures rugbystiques.
Des fondamentaux qui seront bien sur respectés par les Irish. Et puis, les Anglais, ils se sont tellement montrés étouffés de leur rigueur, de sang froid, et de leur faculté d’adaptation… que les Irish peuvent croire en leur chances. Le risque pour Toulouse serait donc de gâcher trop de munitions, en oubliant de gagner les ballons, alors que les qualités pour l’emporter sont bel et bien là.