Ou en est le rugby Anglais de nos jours? lui qui a connu un déclin bien visible depuis la coupe du monde 2003 jusqu’au tournoi 2008, soyons francs: pendant la coupe du monde, entre la victoire très peu convainquante face aux Etats Unis et leur remise en place face aux Spring boks en finale, leur chemin a été un mélange de chance et de performance. Ils auraient du tomber sur les Blacks en demies si l’arbitre du quart de finale contre la France avait été un tant soit peu performant ( ce n’est pas parce que je supportais les Blacks que sa me dégoute, c’est de voir que l’IRB ne peut pas choisir des arbitres qui savent arbitrer! pareil pour le quart contre les Cardiff Blues en H Cup: Toulouse a gagné, oui, mais je suis restée estomaquée devant ma télé devant l’incompétence de Wayne Barnes!!! Il a oublié de siffler des fautes aussi imposantes que Patricio Albacete! Oui 2mètres pour 115kg, on passe pas vraiment inaperçu, que sa soit sur un terrain ou dans la rue! J’aimerais voir, une fois, un match de compétition internationale ( HCUP Ou World Cup) avec un bon arbitre qui sache arbitrer…) et les finalistes n’auraient pas été les mêmes.
Remontons en 2003: Martin Johnson, alors capitaine de l’équipe, rend son tablier après une coupe du monde victorieuse. Il était un leader incontesté. Tout comme Clive Woodward, qui après 6 ans au poste d’entraineur, eut envie de passer a autre chose. L’après coupe du monde 2003 a du donner des sueurs froides aux dirigeants de la ligue Anglaise: Plus d’entraineur, la plupart des joueurs ( Johnson, Leonard, Bracken et Back) qui annoncent leur retraite, et un ouvreur ( wilkinson) aux abonnés absents suite a de trop nombreuses blessures.
Du coté des avants:
2003, le pack anglais est infaillible, rasant tout sur son passage, même les All Blacks. Après 2003, des trous se font dans les lignes, montrant un manque de mobilité et surtout une fébrilité;:
En première ligne, ils ont d’abord a déplorer la perte de Jason Leonard, le pillier gauche Trevor Woodman et le Talonneur Steve Thompson. Pour les deux derniers, ils n’auront jamais retrouvé leur brillant niveau qu’ils avaient pendant le tournoi. D’autres, comme Regan, Payne, Chuter ou Freshwater sont maintenus a leur poste dans l’équipe nationale, même avec un jeu plus que moyen. La seule valeur sure qu’il reste est Phil Vickery, des Wasps. Sheridan et Stevens, bien qu’ils soient aujourd’hui une des meilleures première ligne du monde, étaient encore trop “tendres”.
La deuxième ligne: Leur principale blessure est le départ de Martin Johnson, suivie par d’autres problèmes: Danny Grewcock et Ben Kay, incapables de jouer dans leur capitaine. Les deux qui “surviront” sont Borthwick et Simon Shaw, avec l’espoir Tom palmer.
La troisième ligne: Aie aie aie. Voila LE gros chantier qui a du donner des cheveux blancs aux dirigeants de la ligue. Neil Back qui part a la retraite, Lawrence Dallaglio qui est sur la pente descendante de sa carrière, et Richard Hill, abonné a l’infirmerie pour des blessures a répétitions. Deux joueurs se détacheront du lot, Martin Corry ( superbe prestations avec les lions) et Lewis Moody. Le reste fut… le reste. Avec l’éternel espoir Joe Worsley, dont on attend toujours la confirmation, Magnus Lund, Andy Hazel, Tom Rees… Arrivées plus tard: Narraway, Haskell et Croft, des joueurs avec un très bon potentiel qui reste a confirmer.
A l’arrière
Le problème du demi de mélée: Matt Dawson, maitre incontesté du pack 2003, fut très difficile a remplacer. Le jeu des chaises musicales commença donc a ce poste, avec Andy Gomarshall, qui ne sorti jamais de sa coquille, suivi par Shaun Perry, qui a la carrure de Byron Kelleher, l’un des meilleurs demi de melée de la planète, mais lui… Il ne peut y avoir qu’un seul Kelleher… Après: Peter Richards ( Nan pas Keith^^), qui n’a pas vraiment eu l’opportunité de prouver qu’il mérite sa place en équipe nationale, ou le petit dernier, Richard Wigglesworth qui reste a confirmer. ( On ne peut pas savoir ce que vaut un joueur avec juste un match…)
L’ouverture: Gros trou entre 2003 et 2007. L’absence de Wilkinson. Irremplaçable. Un joueur a la fois buteur infaillible, remarquable plaqueur et génie du ballon ovale admiré par Daniel Carter, sa ne court pas les rues. Pendant cette époque, Andy Goode, Charlie Hodgson, Alex King et Olly Barkley vont s’y frotter, s’y mesurer, mais jamais confirmer et l’égaler. Aujourd’hui, la concurence s’annonce rude entre Johnny Wilkinson et Danny Cipriani, un “clone” de Wilko avec 8 ans de moins. Mais Toby Flood est un ouvreur de métier, bien qu’il soit une valeur sure en 1er centre et Shane Geraghty, détonateur sur pattes ballon en main.
Au centre: L’une des plus grandes faiblesses du XV anglais, avec le départ de Will Greenwood qui fut très difficile a remplacer. Nous avons eu droit a une ribambelle de joueurs très différents, avec des déceptions: Mike Tindall, Andy Farell… Et des joueurs trop irréguliers: souvenez vous, (pour ceux qui ont vu le match) de l’humiliation qu’a fait subir Gavin Henson a Matthew Tait ( qui a réalisé une bonne coupe du monde pourtant)… James S. Daniel, capable du meilleur comme du pire ( un essai de folie marqué contre les All Blacks, et une prestation minable face a Mortlock) Dan Hipkiss et Stuart Abbot, de leur coté, n’ont pas su s’imposer au poste. D’autres ont su s’imposer, comme Noon et Flood, joueurs réguliers et complémentaires.
A l’aile: Ben Cohen, physique de déménageur et coureur d’élite, est toujours la référence a ce poste. Mais le XV de la rose possède aujourd’hui une réserve d’ailiers très impressionante: Paul Sackey, finisseur hors pair, Topsy Ojo, Mark Cueto, David Strettle, Tom Varndell… et bien sur Lesley “Volcano” Vanikolo, un ailier puissant, et qui maitrise sa puissance.
L’arrière: Impossible de parler des arrières anglais sans mentionner Jason Robinson et ses crochets incroyables. Redoutable également au poste d’ailier. Ses coéquipiers l’ont copié, car ces dernières années a vu une augmentation importante du niveau offensif des arrières, avec beaucoup de relance, contrairement a la période pré robinson ou la sobriété était de mise pour réussir a l’arrière. Dans les arrières qui ont réjoui les supporters, on trouve Josh Lewsey, avec son incroyable vitesse et l’abnégation, Ian Balshaw, qui fut considéré comme le meilleur a son poste avant une blessure, et aujourd’hui, on trouve l’arrière de Bath Nick Abendanon, celui des Harlequins Mike Brown et bien sur la nouvelle star du rugby Anglais, Danny Cipriani, aussi impressionant a l’ouverture qu’a l’arrière.
Le Xv de la rose a donc un choix entre les joueurs assez conséquent, mais il reste pourtant l’épreuve de la confirmation du talent de cette équipe qu’on a pu voir pendant le VI nations. Du coté des tests matchs, on peut voir qu’il leur reste beaucoup de progrès a faire pour rammener le XV de la rose au sommet du rugby mondial. Idée tout a fait réalisable, avec la paire Johnson Andrews qui souhaite mettre en place du jeu de mouvement.