Plusieurs journaux qualifiaient la victoire a domicile de Clermont de victoire de prestige. Une victoire de prestige, c’est un 60-0 sans que l’arbitre aie sifflé. Et pas parce qu’il était acheté par une équipe, non. Parce que les joueurs qui ont collé 60 – 0 dans les dents à leurs adversaires n’ont pas fait une seule faute ni un seul en avant. Autant dire que ça, si ça arrive un jour, il faudra appeler d’urgence Mulder et Scully pour une enquête.
La, parler de victoire de prestige reviendrait à qualifier la victoire du Xv de France en Nouvelle Zélande de victoire fantastique. Face a une équipe qui multipliait les fautes, c’est tout a fait normal que les adversaires gagnent. Et puis, sans vouloir casser du sucre sur le dos de l’équipe de France, quant ils gagnent face aux All Blacks, c’est pas du prestige. C’est de l’intervention divine. Ou d’un arbitre qui oublie de siffler un en avant. (A part en 99, lors de la demi finale. Miraculeux, certes, mais ça relève de la belle victoire qui restera dans les annales.)
Comme Guy Novès l’avait prédit, le Stade Toulousain n’a pas gagné à Marcel Michelin. La prochaine fois, il faut espérer qu’il dise: les gars, on est les meilleurs. On va faire plaisir a tous nos supporters, et on va le gagner ce match. Peut être que ça marchera. Clermont – Toulouse, c’est devenu le classico des temps modernes. Ce sont les meilleurs ennemis qui s’affrontent, comblant d’enthousiasme les supporters venus pour voir un combat. Malgré les trois rencontres disputées en une semaine, l’intensité était bien la, et les joueurs ont fait abstraction de l’éventuelle fatigue physique pour livrer un combat acharné.
Mais lors de ces fameuses rencontres, les surprises ne sont pas toujours au rendez vous. Surtout quant les deux équipes sont bien en place, et que les nouveaux se sont bien intégrés au collectif. Les deux équipes se connaissent, et savent se mettre des bâtons dans les crampons. Comme avec la fusée fidjienne Napolioni Nalaga, qui avait une occasion de marquer dès la première minute. Pareil du coté Stadiste avec Florian Fritz à la douzième minute, mais le soutien proposé par ses coéquipiers s’est heurté au mur Auvergnat, et aux solutions inintéressantes. Comme tout au long de la rencontre, les rouge et noir furent sanctionnés pour des balles au sol. Faute au porteur de balle souvent esseulé et aux actions concrétisables qui ne se concrétisaient pas.
Une action Toulousaine s’est pourtant concrétisée. Voyant que Byron Kelleher était sur le point d’avoir une explication très virile avec le deuxième ligne Clermontois (quoi, encore? on ne parle jamais assez des véritables fait marquants!), l’ancien Toulonnais et Néo Toulousain Yohann Maestri, s’est précipité pour aider son coéquipier. Peut être que son idée première était de faire sa bonne action du jour en allant les séparer. Saleté pour certains, véritable héros pour d’autres (Tous ceux qui sont sortis de Chaban delmas en murmurant des choses pas jolies à l’encontre de l’ouvreur Auvergnat…Dont on aimerait bien avoir une copie au bord de la Garronne…) il est allé défendre haut et fort les couleurs Toulousaines en allant taper Jamie Cudmore. Brock James qui fait du 100% au pied aurait aussi été un très bon choix. Mais bon, on ne va pas chipoter.
Du coté Auvergnat, Brent Russel juste de fouler la pelouse, et il se trouva au bon endroit au bon moment. Par cette action superbe, il a pu concrétiser un leurre parfait de Rougerie et d’une course de Canale qui lui offrait un boulevard pour aller marquer. Ce fut un mouvement parfait, limpide, concrétisé entre les poteaux.
Au pied, Brock James était bon. Trop bon. Brillant littéralement de mille feux aux deux endroits ou il était attendu, le pied et la gestion du jeu. A la 52ième minute, il avait donné treize points d’avance a son équipe, et leurs adversaires avaient bien compris qu’a moins d’une intervention divine, ils allaient devoir se contenter du point de bonus défensif. Chose faite avec Elissalde, qui passa une pénalité.
A part Maestri qui a tapé son vis à vis, un autre évènement notable s’est passé durant ce match. Après le gang des chaussures oranges en 2008, la tendance 2009 est à… la moustache. La plupart des joueurs toulousains (les arrières) sont arrivés sur la pelouse avec une moustache a faire palir d’envie feu Freddie Mercury. En voyant ça, avec Sarah nous sommes arrivées a la meme conclusion. Une sombre histoire de pari devait se cacher la dessous. Aujourd’hui, la réponse arrive enfin. L’instigateur de cette étrange épidémie se dévoile et raconte ses motivations. Un pari lancé par Poitrenaud, pour « Pourrir la photo officielle du club ». Ou, l’autre thèse qui circule est une histoire d’hommage au Stade Toulousain des années 80.
Pari ou Hommage, la photo officielle du club est dans tous les cas bien sympathique…
Oui bah personne je la trouve pas vraiment belle la photo lol